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Les traitements

Le traitement de fond

Depuis 2010, les critères diagnostiques de la SEP rémittente (évoluant par poussées) ont changé. Ils permettent de faire un diagnostic plus précoce, dès la première poussée, si l’IRM remplit certains critères.

Un traitement de fond peut être envisagé avec le neurologue lorsque le diagnostic a été établi selon ces critères et qu’il y a une notion de « dissémination temporelle » : l’apparition d’une deuxième poussée ou des modifications sur l’IRM.

Faut-il attendre d’avoir fait plusieurs poussées pour démarrer un traitement de fond ?
La réponse en vidéo du Dr Élisabeth Maillart, neurologue (Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris)

 

Le traitement de fond de la SEP est un traitement pris de façon régulière et continue, qui agit sur les mécanismes immunitaires qui en sont responsables.

Il existe deux grandes classes de traitement de fond de la SEP : les immunomodulateurs et les immunosuppresseurs

Les immunomodulateurs

Il existe plusieurs sous-classes d’immunomodulateurs qui sont données de manière générale en première intention au début de la maladie. Ils « modulent » la réaction anormale de votre système immunitaire contre la myéline.

L’objectif du traitement immunomodulateur dans la SEP rémittente est double :

  • diminuer le risque de faire une nouvelle poussée,
  • diminuer l’activité radiologique de la maladie (risque de voir apparaître une nouvelle lésion sur l’IRM).

Pour les formes déjà commercialisées, on dispose d’un recul très important sur leur utilisation, leur efficacité et leur tolérance. Ces médicaments sont administrés par voie injectable en sous-cutanée ou en intramusculaire (il existe des dispositifs d’auto-injection qui vous permettent de réaliser vos injections) ou par voie orale.

Quel est l’objectif des traitements immunomodulateurs ?
La réponse en vidéo du Dr Élisabeth Maillart, neurologue (Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris)

Les immunosuppresseurs

Ils sont réservés aux formes très actives/sévères de la maladie ou en cas d’échec thérapeutique. Leur but : « supprimer » l’action du système immunitaire.

Le fait de « supprimer » l’action du système immunitaire n’étant pas anodin, ces médicaments demandent une surveillance particulière. Ils sont administrés par voie injectable ou par voie orale.

Faux ! Il s’agit d’une idée reçue. Les anesthésies locale, locorégionale ou générale ne sont pas contre-indiquées en cas de SEP et n’aggravent pas l’évolution de la maladie.

Il est toutefois conseillé d’informer votre médecin des traitements que vous prenez.

Pourquoi est-il important de traiter tôt ?

Le contrôle de l’activité de la SEP rémittente (évoluant par poussées) est important dès le début de la maladie.

En effet :

  • les personnes ayant de nombreuses poussées les toutes premières années ont une évolution moins favorable,
  • ces poussées sont responsables d’une gêne, d’un handicap,
  • et on constate, dès le début de la maladie, des anomalies sur l’IRM.

Votre neurologue vous proposera un traitement s’il le juge nécessaire.

Pourquoi est-il important de traiter tôt ?
La réponse en vidéo du Dr Élisabeth Maillart, neurologue (Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris)

Comment évaluer l’efficacité du traitement ?

L’IRM est un outil indispensable au diagnostic, mais également pour le suivi de l’efficacité du traitement.

Le délai de sa réalisation après l’instauration du traitement est à la discrétion du neurologue.

Combien de temps après le début de mon traitement dois-je faire une IRM de contrôle ?
La réponse en vidéo du Dr Bertrand Bourre, neurologue (CHU de Rouen)

 

Lorsque la maladie est stabilisée, il est tout à fait possible de programmer des événements de vie importants, comme une grossesse, un changement de poste de travail, un déménagement…

Et dans la mesure où, dans l’immense majorité des cas, il n’y a pas de handicap d’apparition soudaine, il est possible de prévoir des séjours mêmes prolongés à l’étranger (en cas de poussée, un retour peut s’organiser le plus souvent sans urgence, sans besoin d’un recours par exemple à un rapatriement sanitaire).